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Militant du bien Commun.
Conseiller municipal (eelv) deVitry sur Seine.
Membre du groupe des élus de "la fabrique Vitry en mieux

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Cannabis, la fin d’un interdit ? Ouvrons le débat.

Actualités mardi 24 septembre 2013

Je publie ici notre tribune de novembre dans le journal Val de Marne, écrite avec mes collègues du groupe Gauche Citoyenne-EELV, Christine Janodet et Daniel Breuiller.

Élus locaux, nous sommes préoccupés par le développement des réseaux de vente de stupéfiants et leur montée en puissance au fil des ans. La « prohibition » à la française qui frappe sans distinction les usagers et les trafiquants n’a fait que renforcer l’économie parallèle, les réseaux mafieux et la violence organisée qui ronge la société et déstabilisent nos quartiers.

C’est la raison pour laquelle la question de la dépénalisation de l’usage du cannabis mérite d’être examinée.

Malgré tous les efforts déployés par les pouvoirs publics (Police, Justice, Fisc), les consommateurs sont là et les trafiquants en profitent. La France compte 12 millions de consommateurs plus ou moins occasionnels de cannabis (environ 4 millions de consommateurs actuels), chiffre à comparer aux 15 millions de fumeurs de cigarettes. Notre pays a la loi la plus répressive et le plus grand nombre de consommateurs. Pourtant, les États-Unis ont mis fin à la prohibition de l’alcool après avoir échoué face aux consommateurs et au crime organisé, et entament une démarche similaire pour le cannabis dans certains États. Si les Pays-Bas et l’Espagne autorisent la consommation et l’autoproduction, c’est pour mieux répondre à ces enjeux centraux de santé et de sécurité publique.

Il est important de savoir que l’usage médical du cannabis est reconnu par le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Canada…, principalement pour soulager les douleurs neuropathiques rebelles aux autres traitements, dans les scléroses en plaque, les myopathies, voire les cancers. De son côté la France autorise désormais la mise sur le marché de médicaments “contenant du cannabis ou ses dérivés”.

Nous pensons que cette approche pragmatique du cannabis thérapeutique est utile. Elle doit se prolonger par une réflexion plus générale sur un système de pénalisation qui depuis 1970 a fait la preuve de son impuissance.

Il ne s’agit en aucun cas de promouvoir l’usage des drogues qui font tant de ravages, mais de réfléchir à la possibilité de légaliser pour les encadrer des pratiques qu’aucune répression n’a pu éradiquer.

L’État se donnerait ainsi les moyens d’isoler les mafias en les privant de ses principaux marchés.

Pour toutes ces raisons nous pensons que le débat doit s’ouvrir : le cannabis doit-il être légalisé et contrôlé par l'État ? Souhaitons que le nouveau « plan gouvernemental de lutte contre la drogue et les conduites addictives » ose en tenir compte dans l’intérêt de la santé publique et de la sécurité publique.

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