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Militant du bien Commun.
Conseiller municipal (eelv) deVitry sur Seine.
Membre du groupe des élus de "la fabrique Vitry en mieux

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Du détournement d’un vote … à un jeu collectif de la politique

Actualités mardi 26 août 2014

De retour de vacances...

... j'aurais aimé consacrer ce papier à Gaza, à son calvaire et à l'attitude de notre gouvernement face à l'intervention criminelle de l'armée israélienne. J’aurai aimé aussi vous parler de la vallée de la Roya et de ses combats pour la ligne de train Cuneo-Tende-Vintimille, mais ce sera pour plus tard.

C'est un fait : le nouvel épisode de la crise politique survenu ce week-end, témoigne d’abord de l’immensité de la déception du peuple.
Ce peuple a voté majoritairement pour le candidat qui lui assurait que son adversaire était le monde de la finance. Il n’a pas voté pour celui qui serre la vis aux petits et moyens salaires et fait des cadeaux aux entreprises sans contreparties en emplois. Personne ne nous fera admettre que c'est là une politique de gauche, alors que les dividendes versés aux actionnaires ont progressé de 30%. Ce monde de la finance n’est pas « sans visage ».

Il y a là un véritable détournement de vote. La colère et l'exaspération en sont la rançon, pleine de dangers pour la République.
Le départ du gouvernement de Cécile Duflot (dont le livre « Voyage au pays de la désillusion » vaut bien le détour) et les critiques de ministres qui avaient choisi d'y rester, Montebourg, Hamon, Filippetti, témoignent à leur façon que cette politique n'est pas la seule imaginable.

Une alternative est possible

Une alternative sociale, bien sûr, qui ferait de la justice sociale et de la lutte contre les inégalités un moteur de l’économie.
Mais aussi une alternative écologiste, sans laquelle il n’y aura pas de justice sociale. Une alternative qui s’écarte des dogmes du productivisme et de l’obsession de la réduction des déficits publics, pour investir dans la transition énergétique, de nouveaux services publics, et ainsi créer des emplois et une croissance vertueuse.
Mais aussi une alternative démocratique qui jette les bases d'une 6eme République, qui rompe avec des pouvoirs exorbitants et disons-le, trop grands pour une seule personne.

Une alternative avec qui ?

Mais tout cela ne suffira pas, si on ne prend pas le temps et la peine d’initier une pratique plus collective de la politique. Si on n’a pas la volonté d’associer ces millions de « damnés de la terre » devenus invisibles, dont la politique ne s’occupe même plus. Si on ne fait pas l’effort d’associer ces millions de gens (pour une part les mêmes) qu’on appelle dans un langage convenu, les abstentionnistes, mais qui en fait, refusent de participer à ce qu’ils considèrent comme un jeu de dupes.
La grande partie de ces « refuseurs » sont aussi des citoyens volontaires qui s’investissent dans tous les champs de la vie sociale, culturelle, économique, pour y faire progresser des comportements de partage, de convivialité, de sens des autres, en organisant dès maintenant des nouveaux modes de production, de consommation et d’échange.

On ne fera pas le changement en se privant de leur apport. Des tentatives d’inventer une nouvelle façon de faire de la politique avec la création du NPA, d’Europe Écologie Les Verts, du Front de gauche, ont tout ou partie échoué en ne tenant pas leur promesse de faire une large place à ceux qui rejettent le carcan des partis politiques. Des recherches de participation nouvelles ont lieu aux quatre coins du monde, comme par exemple en France aux élections municipales, où les listes citoyennes permettent à chacun de sortir de sa case grâce à la promotion de la diversité et de la confrontation.

Il n’y aura pas de sauveur suprême, ni homme, ni femme, ni parti. Il faut passer à un jeu collectif de la politique. Il y a lieu que toutes les forces politiques candidates au changement réfléchissent à ce problème qui leur est commun. On ne fera pas la 6e République demain, si on ne la commence pas en changeant les pratiques dès aujourd’hui.

Commentaires

  1. 26 août 2014, 12:29 par Job Alain

    Salut Jacques

    Je partage ton point de vue, mais faut il comprendre qu'il faut viser le dépassement des partis tels qu'ils se sont constitués au XèX siècle, qu'il faut viser au rassemblement de toutes les forces de transformation malgré les tensions et viser au dépassement du capitalisme
    amitiés
    Alain

  2. 26 août 2014, 16:58 par tomrach

    Depuis la victoire de la rose, nous ne faisons que reculer, abandonner, renoncer.Au siècle de la communication, c’est communiquer qu’est le plus difficile, crise du politique, je crois à une crise de la chaleur humaine, du sentiment de compagnonnage. Je crois à un refroidissement du champ social, c’est la fin d’une civilisation et le début d’une révolte.
    Il y a deux fautes majeures commise par le PS : qui n'a tiré aucun enseignement de la large victoire du NON contre le Traité Constitutionnel Européen de 2005. (J’étais partisan farouche du NON.) La seconde faute, plus récente, est le ralliement au traité Merkel-Sarkozy, largement pourtant rejeté par nos électeurs, traité imposant la « Règle d’Or », dont nous avions pourtant promis, il y a quelques semaines seulement, le rejet.
    En réalité, l’Europe telle qu’elle est en train de se construire amène petit à petit les États à n’avoir plus aucune marge de manœuvre. Les politiques européennes pèsent sur les budgets des États, et puisque les Collectivités, privées de leur autonomie fiscale, vivent essentiellement des dotations de l’État, elles doivent désormais rogner sur leurs politiques. Voilà pourquoi, Président de la Commission des Finances, je ne peux cautionner la poursuite annoncée des baisses de dotations de l’État aux collectivités, après l’avoir dénoncée, sans relâche pendant les cinq années de la présidence Sarkozy.
    Alors une autre politique est-elle possible ? Evidemment, oui ‘il n’y a aucun doute dans mon esprit un budget pour 2013. Pour que ce budget soit un budget de combat, un budget qui s’adresse prioritairement aux plus faibles, il nous faut engager un réel dialogue avec l’ensemble des partenaires de gauche présents dans notre hémicycle. Il faut chercher avec obstination le « talisman » de l’union, si cher à François Mitterrand, mais pour y arriver, il faut qu’il y ait discussions, échanges, que chaque partenaire de gauche soit écouté bien sûr, mais surtout entendu…
    Pour un changement vrai pour les citoyens qui en a tant besoin, dans un état d’esprit complètement ouvert et positif.Pauvre gauche ! Elle désigne le maladroit à moins que, retrouvant son équivalent en latin, elle désigne comme sinistre « celui » qui fait craindre le malheur, une catastrophe. » Comme nous l’indique le petit Robert. Le mauvais payeur est endetté jusqu'à la gauche, le malhonnête homme met de l’argent à gauche et, chez nous, stationner à gauche est passible de contravention. Et quand la mort frappe, chacun »passe l’arme à gauche » Quand une pièce de bois se déforme, elle gauchit.La France politique est devenue ambidextre puisque la gauche qu’elle était adroite dans l’art de gouverner. Depuis 1981, chacun sait que la droite et la gauche alterneront au pouvoir et que, partant à la tête de l’Etat des valeurs et des priorités proclamées contradictoires, elles devront par respect pour l’Etat et la nation , et dans le respect de l’un et de l’autre, assumer la continuité dans une utile alternance.

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