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Militant du bien Commun.
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Eau et pesticides : une dette à résorber

Actualités vendredi 25 novembre 2011

Je représentais hier matin la Région Ile-de-France au colloque de la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique.

Rencontre avec des gens - beaucoup de paysans - passionnés et passionnants, qui défendent tout autant la qualité de notre alimentation, l’eau et la biodiversité que leur métier.

A ce propos, un rapport du Commissariat au Développement durable, dont il est fait bien peu de publicité, tombe à pic. Une bombe !

Disponible en ligne ici, il révèle que le coût complet du traitement annuel des pesticides serait supérieur à 54 milliards d’euros par an. Le coût complet de dépollution du stock des eaux souterraines polluées pour ces mêmes produits serait supérieur à 522 milliards d’euros.

Un responsable de la FNAB faisait remarquer que cette somme équivalait au tiers de la dette publique de notre pays, qui s’élève à 1650 milliards.

La comparaison est judicieuse, car ces 522 milliards constituent aussi une dette : celle que nous léguons aux générations futures, à qui nous n’avons pas le droit de laisser une Terre et des eaux abîmées, polluées.

La dette publique financière est un fardeau. Mais en contrepartie, nous laissons à nos enfants des routes, des lycées, des trains, des ponts, des stades… Avec la dette écologique due aux pesticides, nous ne leur laissons que des poisons et des maladies souvent mortelles.

Le même rapport dévoile qu’après chaque kilogramme de pesticides utilisé, il faut consacrer 60 000 euros pour dépolluer les eaux souterraines et superficielles et potabiliser l’eau. Un kilo de pesticides utilisés nous coûte donc 60 000 euros – sans compter les coûts en personnel médical, en médicaments, en hôpitaux pour soigner les très nombreux cancers que provoque cet usage.

Le monde marche vraiment à l’envers.

On voit là les immenses services que nous rend l’agriculture biologique. Elle nous fournit en produits sains et nous évite des pollutions et des dépenses astronomiques pour réparer les dégâts. Mieux vaudrait consacrer une partie de ces 522 milliards au développement de l’agriculture biologique, et ainsi gagner en qualité de l’alimentation, en circuit court et en économie d’énergie.

C’est d’ailleurs le sens d’une contribution officielle de la Région-Ile-de France, auprès de la Commission Européenne, pour que la Politique Agricole Commune 2013 contribue à orienter l’agriculture écologique.

Nous en reparlerons, et en attendant je vous donne à nouveau rendez-vous le 1er décembre à 19h00 au Forum Citoyen Solidaire et Ecologique, consacré à l’alimentation et à l’agriculture, à la maison des Syndicats à Créteil.

Commentaires

  1. 27 novembre 2011, 17:33 par Pierrot

    Des arguments incontournables riches d'enseignements que l'on aimerait diffuser au maximum.Heureusement qu'il existe des passeurs d'informations.

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