vignette jaques perreux

Militant du bien Commun.
Conseiller municipal (eelv) deVitry sur Seine.
Membre du groupe des élus de "la fabrique Vitry en mieux

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  • les idéaux républicains sont devenus des armes de discrimination et de mépris

    par Jacques Rancière, Philosophe

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Le droit au bio pour tous

Actualités lundi 18 novembre 2013

La semaine dernière, en l’absence de mon ami Mounir Satouri, président du groupe EELV au conseil régional, j’ai présenté à l’exécutif régional présidé par J. P. Huchon la « niche » des écologistes pour enclencher une nouvelle dynamique pour la reconquête de la souveraineté alimentaire en IdF.

La semaine dernière, en l’absence de mon ami, Mounir Satouri, président du groupe EELV au conseil régional, j’ai présenté à l’exécutif régional présidé par J. P. Huchon la « niche » des écologistes pour enclencher une nouvelle dynamique pour la reconquête de la souveraineté alimentaire en IdF.
5 rappels
1 - Les aliments de l’assiette francilienne parcourent en moyenne 1500 km. La moitié de ceux-ci provient de l’étranger. Il n’y aura pas de diminution essentielle des émissions de gaz à effet de serre et du dérèglement climatique sans s’attaquer à cette aberration.
2 - Dans cette région à 50% agricole, les terres dédiées à l'agriculture ne cessent de diminuer, tandis que les filières de production et de transformation disparaissent et périclitent, alors qu’elles représentent un gisement d’emplois non délocalisables.
3 - Une grande partie des maladies et du mal être sont dues à l’environnement et à la malbouffe - plus de 50 % des cancers selon le professeur Belpomme !
4 - Le type d’agriculture productiviste qui prévaut en IdF provoque des dégâts considérables sur nos sols et nos eaux par l’usage des pesticides. Le coût financier pour réparer les dégâts serait faramineux (54 milliards d’€/an). Il serait tellement plus économe de financer l’agriculture biologique.
5 - Non à la « fracture biologique » : nous vivons une période de prise de conscience populaire de ces enjeux, faite d’inquiétude pour la santé, et du désir de mieux manger. L’Île-de-France est la région où la demande d’alimentation bio est la plus forte. Mais, de la même façon qu’on parle de fracture numérique, on pourrait parler de « fracture biologique ». Les plus pauvres sont ceux qui mangent le moins bien, le plus touchés par l’obésité.

S’attaquer à cette injustice sociale nécessite de prendre à bras le corps tous ces enjeux écologiques. Cette niche, qui sera présentée en séance plénière par ma collègue Catherine Ribes, répond à cette exigence, en s’appuyant sur tous les dispositifs existants en IdF. Elle propose 7 mesures, notamment : Préempter davantage de terres avec l’Agence des Espaces Verts, mais aussi Terres de liens ou la SAFER, pour l’installation d’agriculteurs.
Soutenir la création de plateformes de collectes, de transformation et de distribution de produits biologiques.
Soutenir les groupements d’employeurs pour mutualiser les moyens, ainsi que l’accroissement des formations agricoles d’avenir financées par la région.
Créer une plateforme collaborative pour favoriser l’introduction de produits locaux et bio en mettant en lien tous les acteurs de la restauration collective (lycées, …) avec les groupements d’agriculteurs locaux. Elle permettra le rapprochement des producteurs pour répondre ensemble à une même demande et faciliter le groupement de commandes.
Enfin, pour soutenir l’accès des publics précaires aux aliments de qualité, la niche crée un dispositif d’alimentation solidaire.

Si cette niche est votée par les groupes de la majorité régionale, comme cela semble probable, les associations loi 1901, les CCAS, les épiceries sociales et solidaires, les groupements d’agriculteurs, les entreprises de l’économie sociale et solidaire pourront bénéficier d'un soutien, par exemple pour financer les paniers bio d'une amap à destination de publics précaires. La région prendrait en charge 50% du prix des denrées, ainsi qu’une somme forfaitaire de 1000 € pour les frais de gestion de l’association. Cette aide serait plafonnée à 15000 € par structure et par an.

Après les jardins solidaires, cette nouvelle "niche" des écologistes permet une approche transversale de l'alimentation des franciliens, touchant à l'agriculture, la santé, l'aménagement du territoire, l'emploi, la formation, l'enseignement, la recherche… Une belle avancée sociale et écologiste !

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