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Les analyses des eaux sont-elles aussi faussées dans le Val-de-Marne ?

Actualités mercredi 20 mars 2013

Il y a trois ans, les directives européennes sur la concurrence obligeaient les services de santé à mettre en place des appels d’offre pour réaliser leurs analyses.

Ainsi, dans le Val-de-Marne, ces analyses faites auparavant par le laboratoire public des eaux du Conseil général, étaient captées par une multinationale débarquant sur ce marché juteux, Eurofins. A l’époque, j’avais alerté mes collègues sur les dangers de cette mainmise sur un service public, dangers pour la santé mais aussi pour l’existence des laboratoires publics. Nous avions d’ailleurs voté un vœu à l’unanimité au conseil général.

Trois ans après, les inquiétudes sont malheureusement devenues réalité. Un nouveau scandale dans le domaine de la santé. Le quotidien Libération révèle que « grâce à son gigantesque portefeuille d’analyses, Eurofins contrôle la qualité des eaux destinées à la consommation humaine pour le compte de nombreuses Agences régionales de santé (ARS). Rien qu’en Ile-de-France, Eurofins contrôle la qualité des eaux de six des huit départements de la région.»

Dans son enquête, le quotidien met en cause la fiabilité des analyses réalisées par ce laboratoire. « Ainsi, un échantillon d’eau prélevé à Montpellier est transporté en navette - parfois non réfrigérée - et mis en analyse à son arrivée, plusieurs jours plus tard, à 700 km de là. Dans ce laps de temps, certains micropolluants peuvent se volatiliser et modifier les résultats. » Et un salarié d’ajouter : «S’il y a une pollution dans l’eau potable et que l’analyse n’est pas faite en temps et en heure, ça peut engendrer un grave problème de santé publique, par exemple une épidémie de gastro, des maux de tête…»

La Direction générale de la santé (DGS), alertée par l’ARS de Montpellier, s’est vu remettre un rapport qui est sans appel : «Ces dysfonctionnements peuvent donner lieu à des résultats erronés ou des non-conformités signalées tardivement à l’ARS».

Plusieurs ARS comme celles du Nord Pas-de-Calais ont, du coup, attribué leurs marchés à d’autres prestataires. De plus, afin de sauver l’expertise publique et indépendante des 75 laboratoires départementaux, dont l’eau était auparavant une prérogative, certains élus comme le Président du conseil général de Loire-Atlantique en appellent au gouvernement et demandent un renforcement des contrôles officiels.

Qu’en est-il de ces analyses dans le Val-de-Marne ? Nul ne le sait, mais une chose est sûre, c’est que le laboratoire public départemental offrait un service d’une grande qualité, et des capacités de réactivité et de proximité reconnues par tous.

Au vu des manquements d’Eurofins à ses obligations en 2012 en terme de qualité dans les prélèvements et analyses hydrologiques, n’y a-t-il pas lieu d’entreprendre des démarches pour vérifier le respect du cahier des charges par cette entreprise privée ? N’y a-t-il pas lieu de mettre en cause ce qui pourrait s’apparenter à une concurrence déloyale, et éventuellement, d’intenter un recours ? C’est le sens de la lettre que j’ai adressé aujourd’hui au Président du conseil général du Val-de-Marne, en tant que président de la Commission Environnement.

Le principe de précaution voudrait que les analyses d’eau restent un service public et non une marchandise, à la merci de tous les dumpings et autres prévarications. La protection des val-de-marnais et de leurs enfants n’a pas de prix !

Commentaires

  1. 24 mars 2013, 17:27 par mariam

    A SURVEILLER DE PRES car au résultat négatif de l'une de mes analyses (réserve alcaline), le médecin m'a indiqué que cela provenait sans doute de la mauvaise qualité de l'eau que je buvais. Le médecin a été supris quand je lui ai précisé que je ne buvais que l'eau du robinet uniquement.

  2. 27 mars 2013, 14:17 par Christian Clouet

    Pour information ;-)
    Aujourd ‘hui, Eurofins Scientific renoue avec ses meilleurs niveaux.... Le titre rebondit fortement de 4,7% à 167,60 euros en séance à Paris. Le laboratoire, qui a profité du scandale de la viande de cheval pour accroître ses capacités de détection, vise pour cette année un chiffre d'affaires de 1,2 milliard d'euros. La crise de la viande chevaline devrait représenter un marché « de 15 à 20 millions d'euros cette année », estime pour sa part Oddo.
    Concernant ses résultats, le groupe a atteint et dépassé en 2012 avec un an d'avance son objectif de chiffre d'affaires supérieur à un milliard d'euros, à 1,044 milliard d'euros, en hausse de 26%, incluant une croissance organique de plus de 8%. Le groupe entend doubler son chiffre d'affaires à l'horizon de 2017 pour atteindre à cette date deux milliards d'euros de revenus a déclaré Gilles Martin, le PDG du groupe.
    Depuis le début de l'année, Eurofins prend 35% et près de 120% sur les 12 derniers mois.

    Et surtout : l’exil fiscal depuis mars 2012 !
    Rare entreprise française à être leader mondial dans son domaine ( la bio-analytique des aliments et des boissons), Eurofins, créée à Nantes en 1987, réalise plus de 1 milliard de dollars de chiffre d’affaires et emploie 10 000 personnes de par le monde. Depuis son introduction en Bourse, le cours d’ Eurofins a été multiplié par 33, et son chiffre d’affaires augmente de 40% par an. Inscrite au registre du commerce en France depuis 24 ans, Eurofins est en passe de s’en faire radier et d’installer son siège social au Luxembourg, Etat fondateur de l’Union européenne.
    Ce déménagement va permettre à Eurofins d’échapper pour une bonne part au fisc français. Pas sur ses filiales domiciliées en France, où Eurofins continuera de régler ses impôts sur les bénéfices. Mais, grâce au statut de société européenne installée dans le Grand-Duché, Eurofins échappera désormais pour partie à la fiscalité sur les dividendes perçus par ses établissements dans le monde et, surtout, à toute imposition sur les plus-values de cession de participation !

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