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Les lobbies sont conservateurs !

Actualités vendredi 13 septembre 2013

Les puissances à l’œuvre contre la nécessité de la transition énergétique sont légions.

Freiner le soutien public au développement des énergies renouvelables ?

Après les « 7 sœurs »… on avait baptisé ainsi les 7 compagnies pétrolières qui se sont partagées le monde au début du 20e siècle et ont régné sur la croissance économique (toujours liée à la croissance énergétique) jusqu’aux années 70.

Après EDF qui a encouragé le tout nucléaire ET le tout électrique en France, et confisqué le débat énergétique citoyen depuis plus de 50 ans…

Mardi, c’était au tour de GDF pour 9 grands fournisseurs européens d'électricité (GDF, mais aussi les colosses allemands EON et RWE fragilisés par… la sortie du nucléaire en Allemagne, les italiens Enel et ENI…) d’appeler l'Union Européenne à freiner le soutien public au développement des énergies renouvelables !

Ils avaient déjà interpellé l'Union européenne en mai, ils sont venus présenter au Parlement européen des "mesures concrètes pour rebâtir l'Europe de l'énergie". En cause, selon eux : des subventions trop généreuses pour les énergies renouvelables, qui dissuaderaient les investissements dans les énergies traditionnelles et saperaient la rentabilité des centrales électriques conventionnelles, notamment à gaz, pourtant essentielles à la sécurité de l'approvisionnement énergétique du vieux continent. "Nous devons réduire le rythme auquel l'Europe installe des parcs éoliens et des panneaux solaires. Actuellement, il est insoutenable", a notamment plaidé Gerard Mestrallet, PDG de GDF Suez, selon des propos cités par le Financial Times.

… cela pendant qu’on augmente le coût de l’électricité pour les particuliers soit disant pour investir, et accessoirement payer le démantèlement inéluctable des centrales nucléaires vieillissantes ou déjà arrêtées !

Heureusement, ces déclarations ont été vivement contestées par les promoteurs des énergies renouvelables. "On ne peut opposer les énergies ainsi, les énergies renouvelables contre les autres comme le gaz, alors que les défis qui se présentent à nous n'ont jamais été aussi importants", a déclaré Nicolas Wolff, président de la fédération professionnelle France Énergie Éolienne (FEE). "L'éolien est une énergie compétitive par rapport à d'autres sources plus classiques, dont la source est inépuisable et qui contribue elle aussi à la sécurité de l'approvisionnement énergétique" ; "L'Europe a défini un objectif pour les énergies renouvelables", visant à porter leur part dans la consommation d'énergie à 20% en 2020, "et nous souhaitons qu'elle continue à les accompagner", a-t-il affirmé, rappelant qu'il s'agissait d'un impératif pour lutter contre le réchauffement climatique.

Une contribution Climat-Énergie pour mettre un frein à la fracture énergétique...

On ne saurait mieux dire. Même problème avec la taxe Carbone. On sait que le coût de la Tonne de CO² est pour l’instant suffisamment ridicule pour ne pas influencer les politiques industrielles : de 35 € en 2008, on est aujourd’hui à 5 €/T ! malgré les multiples rapports qui ont tous souligné la nécessité de l’augmenter, à 40 € en 2014, puis 60 € en 2020.

D’où l’idée d’une contribution Climat-Énergie (rebaptisée par ses détracteurs « taxe carbone ») pour mettre un frein à la fracture énergétique !

À quoi servirait-elle ?

Selon nous, la priorité doit être la redistribution aux foyers de l’essentiel des prélèvements subis (40 à 200 € selon les options), sous forme de compensations destinées à les amortir, pour les ménages modestes, et d’aides directes pour les équipements plus écologiques : isolation thermique des logements et abandon des véhicules les plus énergivores. Mais attention : Ces aides ne seraient pas accessibles aux ménages les plus riches. La contribution doit être au service des personnes touchées par la précarité énergétique, pour les aider à sortir du piège des énergies fossiles.

C’est sur ce modèle qu’aurait pu être pensée aussi la remise à plat des taxes sur le carburant avantageant le diesel et sa pollution aux particules fines – 24 000 morts/an en Grande-Bretagne, sans doute plus en France.

Hélas, hier encore, notre ministre de l’Écologie, Philippe Martin, a annoncé que le projet de loi sur la transition énergétique attendu cet automne ne serait finalement présenté qu’au printemps 2014, et voté au mieux avant la fin 2014.

Plus tard c’est pas maintenant !

Décidément, beaucoup de choses qui sont reportées à plus tard (non-cumul, droit de vote des étrangers, élection directe pour les représentants de la métropole, contribution climat et maintenant réforme pénale). Ce serait mieux maintenant pour ne pas risquer d'être jamais !

Commentaires

  1. 16 septembre 2013, 15:15 par marie

    Ils son tellement lents que bientôt on va revenir au 20 ème siècle !!!

    M. Rocard a dit qu'ils manquaient de préparation : mais ils font ça depuis toujours (depuis qu'ils ont fait l'ENA) !!!

    On est passé d'un exces à un autre ...

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