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Militant du bien Commun.
Conseiller municipal (eelv) deVitry sur Seine.
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L’irruption des citoyens contre la pollution

Actualités mardi 7 octobre 2014

Lors de la dernière séance du Conseil régional, j’ai présenté et défendu la niche du groupe EELV pour mieux lutter contre la pollution. Une idée simple la traverse : les citoyens sont auteurs de pollution, mais aussi victimes, ils doivent être les acteurs de la lutte contre celle-ci. Cette proposition du groupe EELV sera mise en œuvre puisqu’elle a été adoptée avec quelques amendements par la majorité de gauche. Voici mon intervention.

Dimanche dernier, 15.000 participants ont marché pour le climat à Paris, 300.000 à New-York. Un signal fort de la société civile pour ses dirigeants. La COP21 qui se tiendra en automne 2015 à Paris fera suite au Sommet pour le Climat qui se déroule actuellement à New-York. Le changement climatique est une urgence, au même titre que la pollution de l’air, et les deux s’entre-alimentent. D’ailleurs, l’INERIS (Institut national de l'environnement industriel et des risques) a publié cette semaine une étude qui montre clairement que le réchauffement climatique active la nocivité des polluants.

Trois jours par an on ne s’empoissonne pas en respirant

Les pics de pollution qui touchent régulièrement la Région IDF, comme le dépassement du seuil d’information hier et aujourd’hui, comme le dépassement du seuil d’alerte mercredi dernier ou comme l’intense pic de pollution de mars, nous rappellent l’urgence d’agir pour rendre l’air francilien plus respirable. Lors de ce pic, rappelons-nous qu’il fallut attendre 6 jours pour qu’une première mesure efficace soit prise.
Le nombre de jours où les Francilien.ne.s ne s’empoisonnent pas en respirant, acte vital s’il en est, est presque ridicule : à Paris intra-muros, en 2013, la qualité de l’air n’a été bonne que 3 jours ! Conséquemment à cela, le nombre de maladies respiratoires liées à la pollution atmosphérique ne cesse d’augmenter, ainsi que le nombre de morts prématurés (40 000 décès par an en France). Voici donc le contexte environnemental et sanitaire dans lequel s’inscrit cette niche.

Il y a urgence à agir

Il y a donc urgence à agir, avec conviction, cohérence et ambition. Incontestablement la Région fait déjà beaucoup, dans de nombreux domaines, pour contribuer à la lutte contre la pollution de l’air. Dans le domaine des transports, avec les projets de tramway, le Grand Paris Express, le prolongement de la ligne 14, la dé-dieselisation des bus, ainsi que les mesures de dézonage qui montrent le succès que serait le pass Navigo unique. Dans le domaine de l’efficacité énergétique et de l’isolation thermique, ainsi que dans le domaine de l’agriculture biologique,…

Les citoyens, premiers concernés, premières victimes, doivent être les premiers acteurs du changement

Mais notre région peut aller plus loin. Et pour avoir une politique qui marche, quoi de mieux que d’y associer les citoyens ? Ils sont les premiers concernés, les premières victimes, ils doivent être les premiers acteurs du changement ? Nous ne pouvons en effet rester sourds au sentiment croissant de méfiance des citoyens vis-à-vis de leurs institutions. Nous avons là l’occasion de les associer à l’élaboration d’une politique publique sur un sujet qui les affecte tout particulièrement. Nous devons la saisir.

Notre groupe propose une conférence citoyenne

La conférence citoyenne a pour objet d’impliquer des citoyens au processus d’élaboration d’une nouvelle politique régionale pour l’amélioration de la qualité de l’air, en remettant des avis et recommandations qui seront, tant que faire se peut, repris dans une délibération cadre par le Conseil régional. Ce conformément à la Charte de l’Environnement qui énonce dans son article 7 que « Toute personne a le droit (…) de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement ».
Cet outil de démocratie participative a déjà été expérimenté par la Région, notamment en 2006 sur les nanotechnologies. La conférence réunira ainsi une centaine de citoyens, sélectionnés selon deux processus : une partie par tirage au sort, l’autre partie constituant un échantillon représentatif des caractéristiques socio-démographiques du territoire francilien.
Le processus sera orchestré par un comité de pilotage et de suivi, réunissant 12 élus régionaux désignés à la proportionnelle des groupes politiques et 12 personnalités qualifiées compétentes soit sur le champ du débat soit sur le processus.
La conférence se déroulera en plusieurs phases : formation des participants, groupes de travail thématiques, auditions d’experts, débats et décision.
Certes, me rétorquerez-vous, cette conférence citoyenne ne règlera pas instantanément tous les problèmes de pollution de l’air. Certes, cette conférence citoyenne n’annihilera pas à tout jamais tout sentiment de défiance à l’égard du politique et des institutions. Mais il faut bien continuer à agir, ensemble, car ensemble on est plus forts.
J’insiste sur le « ensemble », car, contrairement à ce qui a pu nous être opposé, il ne s’agit en aucun cas de faire de l’entre-soi. Preuve en est : l’objectif est de sélectionner des citoyens profanes représentant la diversité socio-économique et démographique du territoire francilien. Les participants une fois formés auditionneront des experts pouvant avoir des prismes et avis divergents. Cela avec pour objectif final de rendre au Conseil régional des avis et recommandations pour une nouvelle politique cadre de lutte contre la pollution.
Preuve encore qu’il n’est pas question d’entre-soi : le comité de pilotage, qui aura un rôle d’impulsion et de suivi, représentera toutes les tendances politiques régionales.

Il ne s’agit pas non plus d’opposer démocratie participative et démocratie représentative, mais bien de créer une réelle symbiose entre les deux, pour faire encore mieux. Car qui mieux que les citoyens peuvent élaborer des politiques qui ne soient pas déconnectées de leurs besoins et des réalités du terrain ? Qui donc pourrait ne pas souhaiter l’implication des citoyens dans l’élaboration d’une politique sur un sujet d’une telle urgence et qui les touche tant ? Qui, à l’approche de la COP21, pourrait nier qu’une mobilisation sur cette question est absolument majeure ? Elle est, pour notre groupe, le cœur des solutions.

Commentaires

  1. 10 octobre 2014, 11:32 par TOM

    TOUS A NOS APPAREILS PHOTO... CONTRE LA POLUTION

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