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Militant du bien Commun.
Conseiller municipal (eelv) deVitry sur Seine.
Membre du groupe des élus de "la fabrique Vitry en mieux

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Plaidoyer d'un " traître" en faveur de la bienveillance

Actualités jeudi 9 avril 2015

Lorsque en 2010, j'ai quitté le PCF pour ensuite rejoindre le mouvement alors plein de promesses qu'initiait la création d'Europe Écologie, j'eu droit à une série de noms d'oiseaux dont celui de "traître", le plus violent de tous.

L'élection cantonale suivante fut l'occasion pour le PCF d'exclure les 2 vice-présidents écologistes, Daniel Breuiller et moi-même, de l'exécutif du conseil général, au motif que 3 candidats EELV s'étaient maintenus au second tour dans des cantons où le PCF restait seul en lice, la droite étant éliminée. Un véritable crime ! Qu'on en juge : quelques temps plus tard à quelques km de là, à Montreuil, le candidat communiste arrivé en 2ème position avec 18% aux élections municipales décida de se maintenir face au candidat de gauche arrivé en tête invoquant l'élimination de la droite. Il est aujourd'hui maire de cette ville ! On n'entendit pas du côté du Conseil général du 94 le début d'un murmure de protestation ... En quittant le PCF pour EELV, je devenais donc un traître.

À bas le traître

Lors de l'élection municipale suivante à Vitry, l'accusation devint le fil rouge de la campagne des communistes contre moi : affichettes et graffitis "à bas le traître", accueil sur les marchés "attention, voilà le traître", tracts anonymes et porte à porte pour dénoncer le traître. Lors des récentes élections départementales, le refrain reprit, interrogeant les uns, scandalisant les autres. Beaucoup m'ont raconté les pressions dont ils furent l'objet pour couper les ponts avec moi. Je pense parmi beaucoup d'autres, avec beaucoup d'affection, au courage de Jeanine Honoré, une figure locale du PCF où elle militait depuis 66 ans. Cela fait longtemps que j'ai envie d'écrire sur le sujet en m'adressant non pas d'abord à ceux qui ont usé et abusé de l'accusation monstrueuse jusqu'à s'y vautrer. Je sais que je ne pourrais les convaincre, ni de la gravité de ce qu'ils ont dit et fait, ni de l'injustice qu'ils ont commise. Ils sont persuadés au contraire d'être des justiciers. Pour prendre une image, c'est comme si le condamné à mort se prenait de l'illusion d'arrêter le bras du bourreau quelques minutes avant l'exécution. Pour moi, cette image n'est pas fortuite, elle dit ce que j'ai souffert. Il n'y a pas pire accusation pour un militant, de n'importe quel parti je pense, de trahir les engagements, l'idéal de toute une vie. Les traîtres, dans l'histoire, ne sont-ils pas le plus souvent pendus ou amenés au peloton d'exécution sans même avoir besoin de procès tant leur crime crève les yeux ?

C'est à vous que je veux parler

Non, ceux pour qui j'écris ces quelques lignes sont ceux, qui, sans user eux-mêmes de cet ignoble qualificatif, ont laissé faire cette campagne et laissé semer sans réagir ces graines de haine et de division. Oui, c'est à vous que je veux parler, à vous dont je sais l'envie qui vous anime de construire les chantiers de l'espoir même si souvent je pense que vous empruntez des chemins anciens et des impasses. Qu'ai-je donc fait de grave en quittant un parti où je ne me sentais plus à l'aise depuis des années ? Un parti que j'avais envie (beaucoup de mes amis le savent) de quitter depuis un bon bout de temps du fait de mes désaccords avec lui. J’ai ressenti ce que tant et tant de militants ont ressenti avant moi : Manque de courage, pressentiment de la dramatisation de la rupture, culpabilisation d'abandonner des amis qui eux, continueront à se battre à l'intérieur du parti pour modifier le cours des choses... Tout y est passé et effectivement, des communistes dont j'étais le plus proche, s'ils ne sont pas, à leur tour, eux-mêmes partis, continuent à me reprocher de ne pas avoir mis toute mon énergie et mon enthousiasme pour transformer le parti en force attractive du 21ème siècle.

Un parti n'est jamais un but en soi

Mais à quoi bon passer son temps et sa vie qui est si courte à vouloir faire changer un parti qui ne le veut pas et qui, j'en ai acquis la certitude, ne le peut pas. Un parti ne doit jamais devenir un but en soi. Celui-là, à un moment donné, fut inventé pour servir l'émancipation humaine. Il a été utile et a apporté de vrais progrès. Il a été aussi nuisible et a échoué. À mon sens, sa théorie et son fonctionnement le rendent inapte. On peut en débattre.

Mais ai-je trahi ce parti et surtout mes valeurs ?

M'a-t-on vu un jour, abandonner les combats pour la justice sociale? Me suis-je défilé dans la défense des plus humbles ? Ai-je, une fois élu, oublié ceux qui m'ont élu ? Suis-je devenu distant et arrogant vis à vis de ceux qui cumulent tous les accidents de la vie au point de ne plus tenir de permanence, ou de leur demander de bien vouloir attendre un rendez-vous ? Me suis-je endormi dans l'action contre toutes les discriminations lorsqu'il y a 10 ans, je proposais à mes collègues conseillers généraux d'offrir un ordinateur portable pour lutter contre la fracture numérique et redonner du sens à la lutte pour l'égalité ?
Ai-je un jour laissé les Roms à leur détresse ? Ai-je détourné le regard quand à Vitry, ils réclamaient le droit à l'eau ? Ai-je rejoint ceux qui ne les traitent pas comme on doit traiter un être humain, ceux qui se lavent les mains et renvoient la responsabilité sur l'État ?

Non aux postures faciles

Ai-je déserté la défense cas par cas, entêtée, des sans-papiers, et le combat pour convaincre que l'intérêt de tous est leur régularisation ?
Ai-je capitulé dans les combats pour délivrer les biens communs comme l'eau et l'énergie, des appétits voraces des multinationales, pour rejoindre les élus qui leurs délèguent sans vergogne les services publics ? Est-ce trahir ses idéaux de justice sociale que de les enrichir d'une prise de conscience écologique au travers de ce que je revendique comme mes bonnes fréquentations altermondialistes et mes bonnes lectures ?
Celles-ci ne sont pas pour rien dans l'expérience positive de Planète Lilas, et dans celles qui ont suivies comme l'actionnariat public de la Coopérative des agriculteurs Bio de l’Île-de-France. Sommes-nous dans l'adaptation au capitalisme, ou dans sa contestation concrète, pied à pied, loin c'est vrai des postures qui ne mangent pas de pain, et dans la conquête de nouvelles formes d'appropriation sociale ?
Oh, je sais bien que certains préfèrent la posture facile qui consiste à proclamer ou à déclamer telle ou telle position politique, pour critiquer ensuite ceux qui cherchent à faire avancer concrètement les causes. Cela fait longtemps que je pense que celui qui est incapable de fraternité quotidienne est un imposteur lorsqu'il déclare vouloir une société fraternelle !

Je peux vous regarder droit dans les yeux

Nul n'est parfait, chacun d'entre nous peut flancher, se fatiguer, mal évaluer telle marge de manœuvre ou tel rapport de force. Mais au bout du compte, je peux vous regarder en face et droit dans les yeux, chers lecteurs à qui je m'adresse. Je suis resté fidèle à mes engagements de jeunesse à nos magnifiques combats pour Nelson Mandela, contre la précarité et toutes les humiliations en gardant les yeux ouverts sur le monde tel qu'il devient. Ceux qui nous ont précédés ne nous ont jamais demandé de nous contenter de les copier, et ceux qui un beau jour de 1920, ont eu l'idée de créer un nouveau parti ne nous ont jamais dit qu'ils le créaient pour l'éternité !
Alors traître ?
Et puis tous ceux qui ont quitté le PCF, des millions de personnes au total, des anciens ministres, des anciens secrétaire généraux de la JC - quasiment tous ceux qui m'ont précédé, puis quelques autres qui m'ont succédé - un ancien président du PCF, des anciens des brigades internationales, des résistants illustres, des écrivains, des artistes, des intellectuels, sont-ils des traîtres ? Et puis tous ceux qui ont quitté leur parti pour en créer un autre ou en rejoindre un autre et parfois compagnonner avec le PCF ? Comment les classe-t-on ? Des traîtres ou des repentis ?

Le contraire de la violence, ce n'est pas la douceur

En dramatisant à ce point le fait de quitter ce parti et en diabolisant ceux qui le quittent, on instille l'idée que lorsqu'on rentre dans ce parti, on doit y rester. Et plus longtemps on y reste, plus on est coupable de le quitter ! Si on me permet un peu d'humour, que tous ceux qui s'interrogent sur le fait d'y adhérer prennent le temps d'y réfléchir encore et que tous ceux qui réfléchissent à en partir se dépêchent de le faire. Le plus grave, dans toute cette histoire de traître, c'est la haine que ça génère et que ça transmet. D'abord pour celui qui en est la victime, surtout quand il a beaucoup d'amis complices. La haine est un mauvais carburant, elle empêche de réfléchir. Elle détériore l'intelligence de ceux qui l'utilisent. Elle les rend mauvais. Le contraire de la violence, ce n'est pas la douceur, c'est la pensée, disait Albert Camus. La haine, c'est la division, et les laisser s'installer, c'est toujours remettre à plus tard les changements. Dans l'histoire, particulièrement dans celle des partis communistes, à chaque fois que ceux qui s'écartaient ou ceux qui étaient différents ont été traités en ennemis, cela s'est mal terminé, bien sûr, malheureusement pour eux mais surtout pour tous, en entraînant des régressions sociales, culturelles et naturellement démocratiques.

L'échec du communisme c'est la recherche de l'ennemi

La haine appelle la haine.
Le philosophe Alain Badiou, dans une conférence tenue, voici 2 ans, à Ivry, nous disait la chose suivante : l'échec du communisme au 20ème siècle, c'est la recherche systématique de l'ennemi. On peut ne pas être d'accord avec lui, mais sacrée réflexion quand même, non ? D'autant que celle-ci ne s'arrêtait pas là... Il me semble me rappeler qu' il défendait l'idée que ce qui devait et pouvait nous mouvoir, ce n'est pas contre quoi nous sommes, mais ce pour quoi nous sommes. Je traduis ainsi : avant d'être contre le capitalisme, nous sommes pour le communisme, et c'est parce que nous sommes pour la mise en commun que nous luttons contre le capitalisme qui y fait obstacle, mais en luttant, nous ne devons jamais perdre de vue les opportunités de faire du communisme, du vrai partage.
Vous êtes encore souvent habités par la certitude de détenir la vérité, la science infuse. On ne peut pas être mieux et plus gauche que vous ! J'exagère ? Mais dans la campagne électorale à Vitry, l'une de vos candidate a confié au journal le Parisien : "Je suis la seule candidate véritablement à gauche !" D'où lui venait cette certitude ? Qui lui avait confié cette mission divine ? De qui détenait elle ce brevet "véritablement à gauche " qui laisse entendre que les autres sont faussement à gauche, voire pas du tout à gauche. L'un d'entre vous, et pas des moindres, nous a même dit en conseil municipal que nous étions de droite parce que nous ne partagions pas son enthousiasme pour sa machine à aspirer les déchets !

Il n'y a pas une seule politique de gauche possible

Je vous assure qu'avec de tels raisonnements, il n'y a pas beaucoup à faire et à dire pour entériner l'idée que l'ennemi est celui qui est pourtant le plus proche de vous !
Je veux dire à tous ceux qui ont laissé faire, sans réagir à cette bien vilaine campagne, qu'ils ne peuvent prétendre contribuer à reconstruire l'espoir sans remettre en cause certaines de leurs certitudes, notamment celle de croire être dépositaire de la vérité et détenteur de la mission historique de libérer l'humanité. À Vitry comme ailleurs, il n'y a pas une seule politique de gauche possible ! C'est vrai dans tous les domaines, dans celui du social, celui de la citoyenneté, celui de l'écologie urbaine.
Et puis, à ne pas avoir réagi fermement et de façon argumentée aux accusations de trahison proférées à mon encontre, vous vous exposez à ce qu'un jour, ce soit votre tour d'en être les victimes. J'ai comme un pressentiment... Souvenez-vous du texte du pasteur Martin Niemöller repris par Bertolt Brecht.
Voilà tout ce que je voulais vous dire. C'est dit, c'est dit ! Je sais aussi que, à côté de vous et parmi vous, il en est qui n'ont cessé de me et de nous marquer leur sympathie et parfois leur complicité. Un petit salut à eux.

La bienveillance pour sortir de sa case

Pour conclure, un petit mot sur la fabrique citoyenne Vitry en mieux. Elle n'est la propriété de personne en particulier, elle n'est pas une machine électorale. Elle a été inventée par des personnes aux parcours politiques associatifs et culturels divers. Des gens qui aiment la belle politique, mais qui sont souvent fâchés avec les partis politiques. Nous participons modestement de toutes ces formes de recherches aux 4 coins du monde, non pour reconstruire pour un jour futur l'espoir, mais pour vivre mieux ici et maintenant. Beaucoup d'entre nous pensent que les partis politiques sont inadaptés dans leur but et fonctionnement. Le système pyramidal vertical et présidentiel étouffe tout ce qui nait et tout ce qui n'a pas les objectifs du parti. Il favorise le plus souvent la conquête de la place à ceux qui ne cherchent que la place. À deux reprises, nous avons présenté des candidates et des candidats aux élections, et à deux reprises, 16% des votants ont dit que leurs envies, leurs espoirs, et leurs résistances à ce qui leur apparaît souvent comme un système, étaient du côté de la fabrique citoyenne Vitry en mieux.
Nous concevons notre fabrique comme un lieu de rencontre qui permet à chacun de sortir de sa case. Franchement, le bien vivre ensemble qui est source de bien-être et de bonheur, est difficile quand on ne sort pas de ses préjugés, de ses incompréhensions de l'autre. Il nous faut sortir du principe que l'on a par avance raison et que l'autre est dans l'erreur. Le monde est devenu compliqué et nos grilles de lectures, progressistes un moment, ne le sont plus toujours. Le principe fondateur de la fabrique est la bienveillance...

Commentaires

  1. 09 avril 2015, 17:20 par Alain Lipietz

    Quel beau texte ! Quel dommage de ne pas y avoir pensé avant de tenir certains propos sur les Ateliers (ancêtre des fabriques...) de l'Avenir à Villejuif …
    http://www.laveniravillejuif.fr

  2. 09 avril 2015, 18:25 par Vitrix

    Merci Jacques pour ce texte paisible qui prend la défense de tous ceux qui á vitry et ailleurs prennent des chemins différents que les braves gens n'aiment pas que l'on prenne. Sans avoir subi ce que tu as subi nous sommes nombreux à être considérés comme des adversaires.Chabrol à écrit voici 20 ans "la folie des miens "et la folie continue toujours
    Où peut on se procurer ce texte de Badiou ?

  3. 09 avril 2015, 19:52 par jeanine rollin-coutant

    Mon cher jacques, comme je te comprend. Tu ne pourras hélas pas changer les mentalités , je te sens blessé non pas par tes ennemis mais par l'attitude et surtout l'indifférence de tes "amis".
    Je sais que tu as toujours dit "présent" quand on t'a sollicité pour un problème et ça on ne peut pas l'ignorer.
    Je te remercie pour le travail que tu as fait pour tes concitoyens de Vitry et les "autres". Tu peux en être fier.

  4. 09 avril 2015, 22:50 par Galla Placidia

    Pour moi la vie c'est le changement : on a le DROIT : de changer de vêtements, de régime alimentaire, de conjoint, de parti, d'idées, de goûts musicaux, de logement, de moyens de transports etc.La vie bouge, la vie nous bouge, nos pensées et nos actes avancent, la vie est mouvement...il n'y a que les morts qui ne bougent plus, qui ne changent plus...

  5. 10 avril 2015, 00:27 par Arnsy

    Personne te reproche d'être "un traître" ; on te reproche d'avoir menti aux électeurs...
    Tu peux pas te faire élire sous l'étiquette d'un parti et en changer 6 mois plus tard... Sinon ça veut dire que tu es sans aucun respect pour le mandat qu'on te porte... Qui n'est pas impératif mais qui n'est pas non plus une propriété privée dont on a le droit de faire ce que l'on veut.

    A titre personnel, tout le monde est libre de changer d'avis.

    Mais on ne requiert pas la candidature d'un parti pour en changer quelques mois après.

    Je ne pense pas que tu sois "un traître". Je pense que t'es un de ces élus déconnectés du peuple, sans aucun respect pour les électeurs, qui considèrent que le mandat leur appartient.

    Ton comportement, c'est le même que celui d'Eric Besson.

    Pour moi, si on change d'avis, on démissionne. Point barre.

    (Et je tenais le même discours lorsque les anciens PS ont formé le PG).

  6. 10 avril 2015, 09:27 par Guy Mansuy

    Ancien militant du PSU et de la CFDT, j'ai subi les vexations et/ou des violences de communistes quand j'ai soutenu lors d'élections des candidats issus comme toi du PC. J'ai gardé dans ma mémoire les vexations subies, avec une ancienne communiste, dans un bureau d'Ivry pour une élection présidentielle, par, à l'époque, l'ancien futur maire de cette commune aujourd'hui récemment décédé. Merci pour ton texte.
    Amicalement
    Guy Mansuy

  7. 10 avril 2015, 10:48 par Jacques Perreux

    Mise au point en réponse à Arnsy
    En 2007, c'est à dire 3ans avant de démissionner du PCF, je demande aux dirigeantes des instances départementales et locales du PCF de ne pas être candidat aux prochaines cantonales de 2008 du fait de mes désaccords stratégiques avec le parti ( j'ai soutenu la candidature de José Bové aux présidentielles).
    Celles ci insistent pour que je le sois malgré nos désaccords. Je pose alors comme condition d'être candidat soutenu par le PCF et non pas présente par lui, ce qui est accepté.
    Lorsqu'en 2010 je quitte le PCF je me conforme strictement strictement à la règle de fonctionnement du PCF qui stipule que les élus détiennent leur mandat du peuple et non du parti. J'ai alors parfaitement en mémoire, la réponse du secrétaire national du PCF à Anicet Le Pors, ancien ministre qui en 1994, quitte le PCF et propose de démissionner de son mandat de conseiller général. Cette réponse publiée par l'Huma lui demande de conserver son mandat par respect pour ceux qui l'ont élu.
    Ce sont là des faits vérifiables. Pour le reste ce sont vos
    commentaires. Cordialement, Jacques Perreux

  8. 10 avril 2015, 13:40 par Evelyne Gaillourdet

    Cher Jacques Perreux,

    Heureusement que tu es là pour donner une bouffée d'oxygène mental à Vitry. Inutile de continuer à te disculper, les Partis Politiques sont complètement autistes et ils préfèrent perdre nombre de militants plutôt que d'entamer une autocritique positive (idem pour le PS) Ils gèrent entre eux les postes: c'est tout ce qui les intéresse. Le pays s'enfonce dans la misère, le FN gagne du terrain,la jeunesse part à la dérive, qu'importe! Ils ont sauvé leurs places: c'est tout ce qu'ils voulaient.Le PCF ne s'est-il pas attribué les 80% de votes contre le FN en remerciant les électeurs par un bandeau-provocateur ? Je crois qu'il faut trouver un moyen d'agir efficacement hors des Partis, La Fabrique peut en être le moyen, à nous de cogiter...

    Amicalement.

    Evelyne.

  9. 10 avril 2015, 15:07 par Richard

    Jacques mon ami de toujours. Tu touches juste. J'aime ton voilà c'est dit.Paisible et clair. Que serait la politique sans les affects? He bien les miens sont secoués..Par tout ce qui nous est commun que nous avons cultivé depuis hier, voir avant hier...Ta fraternité, ton gout des autres. Ton honnêteté intellectuelle...on leur dit; que frères de combat dans bien des batailles, nous avons fermement débattus nos désaccords récemment? Tu n'as jamais craint le conflit qui fait tant de bien à la politique...que serait la politique si regardant un cube, on ne bougeait pas les points de vue ? un carré, un con de carré...Les réponses d'hier sont celles apportées par la société d'hier qui pour la première fois dans l'histoire s’affranchissait des déterminismes séculaires..Mais ces réponses n'ont pas fonctionnées hier, elle ne fonctionneront pas aujourd'hui ni demain. On peut dire que c'était un sorte de brouillon...Nous sommes confrontés à une métamorphose (E.Morin)...l'effort qui consiste à travailler de nouveaux concepts, de nouvelles expérience devrait être au moins encouragé par tous ceux qui aspirent à la transformation...Ce n'est pas toujours le cas. Bon vent mon ami

  10. 10 avril 2015, 17:34 par G.BEN

    Monsieur PERREUX , le monde de la politique est très dur défendre ses idées et ses points de vue ce n’est pas un délie ni un crime vous êtes libre de vos actes et faits ce que je sait que vous êtes un homme de terrain vous connaissez bien votre travail et surtout vous êtes proche du citoyen et vous vivez avec lui son problème et vous le partager avec lui jusqu’à trouver une solution vous aimez le bien être des citoyens autant qu’élu mais ce qui est sûr les gens qui vous critique n’ont rien dans la tête parce qu’ils connaissent pas vos valeurs autant qu’être humain et politiciens et tout simplement c’est des gens qui aiment divisés pour régner M.PERREUX reste comme vous êtes et bonne continuation pour votre combats et vos idées.

  11. 10 avril 2015, 18:57 par Gérard

    Salut Point barre je ne sais pas si Perreux est déconnecté mais des élus déconnectés qui feraient leur permanence comme lui et auraient quelques bonnes idées de temps en temps il en faut plus. Et question déconnexion tu crois pas que justement le peuple ,il s'est déconnecté du Pc ? Peut être que tout son problème au Pc, c'est justement d'être dans le point barre là où il faudrait être dans le doute et dans l'ouverture au point de vue différent.
    Tu vois la porte de la bienveillance est encore loin mais tu peux y arriver et tu verras tu te sentiras mieux

  12. 10 avril 2015, 22:13 par Nanard

    bon....on parle de tout ça en Bretagne ...bravo pour ton honnêteté bises Aline et Bernard

  13. 11 avril 2015, 14:00 par Thierry

    Je ne lis jamais votre "blog", Jacques. Non par désintérêt, mais je ne peux TOUT lire.
    Là, je crois que c'est le mot "traître" qui m'a alerté. Il a eu une forte résonance en moi.

    Combien comme vous, dans le Mouvement Communiste International, ont eu à subir, jusqu'à en mourir pour beaucoup, il n'y a pas si longtemps encore, le traitement qui a été le vôtre,

  14. 12 avril 2015, 11:26 par gerper

    « Pour ceux qui n’ont pas choisi le désenchantement résigné ou la réconciliation avec l’ordre dominant, la malaise est inévitable. » (Enzo Traverso) ça, c'est pour la démarche intellectuelle.

    Pour l'aspect politique : ne pas "donner à voir" la diversité du camp de la transformation sociale et écologique, d'autant plus quand il s'agit de la place d'un acteur engagé comme toi, relève, comme tu le dis, du manque de courage politique pour les décideurs, mais aussi de l'autisme et du suicide politique y compris du point de vue même de l'avenir du PCF.

    Bien sûr, maintenant que l’essentiel (176 conseillers PCF élus) est réglé, chacun doit, comme d’habitude (comme dab : après les remises de carte, le muguet, les produits regionaux, la vignette...), béatement et avec envie, se mobiliser pour les chantiers de l’espoir… comme on a construit précédemment changer de cap le 16 juin 2013 à Montreuil !

  15. 12 avril 2015, 11:38 par Adriana Montero

    Ton texte est beau et touchant.
    Voici un texte de Benedetti qui te ressemble.
    éfendre la joie comme une tranchée
    la défendre du scandale et de la routine
    de la misère et des misérables
    des absences transitoires
    et définitives

    défendre la joie comme un principe
    la défendre de la stupéfaction et des cauchemars
    des neutres et des neutrons
    des douces infamies
    et des graves diagnostics

    défendre la joie comme un drapeau
    la défendre de la foudre et de la mélancolie
    des naïfs et des canailles
    de la rhétorique et des arrêts cardiaques
    des endémies et des académies

    défendre la joie comme un destin
    la défendre du feu et des pompiers
    des suicides et des homicides
    des vacances et de l’accablement
    de l’obligation d’être joyeux

    défendre la joie comme une certitude
    la défendre de l’oxyde et de la crasse
    de la fameuse patine du temps
    de la fraîcheur et de l’opportunisme
    des proxénètes du rire

    défendre la joie comme un droit
    la défendre de dieu et de l’hiver
    des majuscules et de la mort
    des noms et des pitiés
    du hasard
    et aussi de la joie.

    Mario Benedetti

  16. 13 avril 2015, 09:42 par Boris Petroff

    Cher Jacques, je comprends ta douleur et toujours serai à tes côtés malgré quelques désaccords secondaires. J'avais en son temps réagi violemment contre votre exclusion de l'Exécutif départemental (où est revenu, sauf erreur de ma part l'ami Breuiller).
    Et toujours te garde mon estime absolue.
    Et je crois venu le temps de changer de démocratie qui n'en a plus que le nom ! Il ne suffit pas de rêver une organisation sans partis : il devient urgent de construire un monde sans démocratie représentative. Et écologique ... ce que certains militants du sommet d'EELV parfois semblent oublier.
    Bise

    Boris

  17. 13 avril 2015, 09:45 par narbonne

    on ne pouvait pas te lancer à la figure de qualificatif de "corrompu", alors on t'a lancé celui de "traite"; le PCF est particulièrement fait sur ce modèle: il n'est plus une organisation de militants mais une structure d'élus (après le PS, et peut-être avant EELV ou le FN); et pour garder ses derniers"bastions"il ressort les bonnes vieilles recettes, sans états d'âmes: dans ton cas, la chasse aux traites, ce que les polices religieuses nomment la chasse aux "apostats"; ah! changer de religion! on préfère de loin ceux qui sortent par la petite porte ou passent honteusement...au vote FN; pour toi, qui milite avec ta raison et ton coeur, il fallait que ça sorte; bravo; surtout continue ce que tu fais si bien: une autre façon de permettre aux gens de s'engager dans la politique (comme alternatiba), qui n'est pas écrite dans les manuels des partis, et qui est la meilleure façon de lutter contre le désespoir et le lepenisme...

  18. 13 avril 2015, 09:46 par Boris Petroff

    Une question encore : sur ton site tu te présentes comme conseiller général....
    Euh peut-être qu'une mise à jour s'impose (hélas) ?

  19. 13 avril 2015, 18:45 par Phil

    Que vaut il mieux ? Être fidèle à son parti et traître à ses idées ou fidèle à ses idées au risque d'être considéré comme traître à son parti ?
    Quand on se rappelle que c'est grace à des élus communistes que Veolia a remportè le marché du SEDIF moi je préfère ceux qui comme jacques sont fidèles à leurs valeurs .Vive les traîtres à leurs partis, fidèles à leurs valeurs

  20. 13 avril 2015, 23:18 par Sylvie

    Salut Jacques!

    Pourquoi n'y en a-t-il pas plus des comme toi?
    Quand tu écris: "Beaucoup d'entre nous pensent que les partis politiques sont inadaptés dans leur but et fonctionnement"
    Tu rejoins les réflexions de millers d'entre nous.
    Vu du Québec on est parfois sidéréEs de cette logique de parti qui est en train de tuer la gauche et l'espoir en France...
    Remarque, c'est pas plus rose chez nous mais le système parlementaire britannique nous emPêche de croire naïvement qu'un parti peut changer le monde...
    pour ça aussi que nos jeunes sont - encore - dans les rues!
    Toute mon admiration pour ton honnêteté politique

  21. 14 avril 2015, 16:38 par Remi

    Il reste un grand pouvoir au PCF, celui de nuire à l'émergence du nouveau mouvement de ce siècle. Son BILAN devient GLOBALEMENT NeGATiF

  22. 14 avril 2015, 17:48 par Djamel

    Le scénario est toujours le même . Comme en 2007 marie Georges buffet sinon rien .derrier les chantiers d'espoir une nouvelle version de collectifs antiliberaux vite assaillis par le PCF?
    Et FAVIER malgré ces promesses a préfèré le parti ou à dû préfère le parti sinon.... Le parti plutôt que la diversité. Le parti qui rassure plutôt que la diversité qui gratte qui dérange qui stimule et qui crée l'espoir .
    Leur métier devient tueur d'espoir car le Pc doit rester devant,au cœur, au centre ,en tête jusqu'au jour ou le Pc perd les villes les unes après les autres . Pauvres de nous !

  23. 14 avril 2015, 19:15 par Jean Mallet

    Je connais mal Vitry située aux antipodes de ma commune des Yvelines. Par contre, je sais avec quelle détermination et quelle sincérité tu as rempli ton mandat de conseiller régional à nos côtés. Je te retrouves complètement dans ce magnifique texte plein d'humilité, mais aussi plein d'amertume face à des attaques basses et injustes, répétées jusque dans les commentaires à ton texte !
    Bon courage pour la poursuite de ton combat. Amitiés.
    Jean

  24. 15 avril 2015, 23:10 par Salvaing François

    Très beau texte, plein d'humanité. Ce n'est pas une surprise pour ceux qui, si peu que ce soit, t'ont approché au cours de cette trajectoire difficile qu'aura vécu ta génération et quelques autres qui ont précédé ou suivi. La perte du sens de l'humanité est ce à quoi tout nous pousse et à quoi, parmi d'autres, avec d'autres, mais par excellence, tu as résisté. Je pense que beaucoup t'en remercient et t'en remercieront car le pire de la sécheresse est encore à venir. J'espère qu'on saura faire une place à ta réflexion dans les débats et les luttes qui nous attendent. .

  25. 17 avril 2015, 06:53 par Leo


    ILS ONT GAGNÉ ! Et puis après ?
    Peut être ont ils déjà froid
    Ils voulaient être les seuls
    Peut être se sentent ils déjà trop seuls

  26. 19 avril 2015, 19:22 par Pierrette

    Jacques , tes arguments riches et constructifs auront permis de faire comprendre ,de faire entendre à ceux qui se sont laissés emporter par cette vague aveugle ,par ce pilonnage destructif à l'encontre d'un militant de l"Humain" que est temps pour eux de se reprendre . Alors , ils pourront enrichir leur réflexion , leur pensée à la lecture de ton analyse
    -sur le "système pyramidal vertical "
    -sur l'erreur et les erreurs commises au nom de la Vérité Suprême
    -sur la haine
    Je te remercie d'être cet "homme résistant" aux pieds droits dans ses bottes ,au coeur et à la tête bien faite .Je t'embrasse

  27. 13 mars 2016, 13:15 par Michel Pettenati

    Avec décalage, ta lettre plaidoirie, ce que j'en pense ... Jacques à passé 60 ans tu n'as pas envie de te reposer !
    Attaque, contre attaque contre le PC ! Sors- toi de ce bordel ! Je ne dis pas que tous tes propos sont infondés. Mais cela devient obsessionnel ! Tu aimes l'eau, c'est très bien. Alors va te baigner ou va à la pêche. Cela apaise ! Comme tu le dis si bien , la vie est courte ! Je me rappelle des bons moments, lorsque tu nous faisais rire avec Jeannot à l'époque où vous habitiez tous deux la cité des combattants de Vitry.

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