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Militant du bien Commun.
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Pour des jardins solidaires en Ile-de-France

Actualités lundi 11 juillet 2011

A tour de rôle au Conseil régional, chaque groupe politique a le droit de présenter une niche. Cela consiste à déposer un projet d’actions nouvelles. Si celle-ci obtient la majorité des voix, elle devient opérationnelle. Au nom de notre groupe j’ai donc présenté notre niche qui vise à promouvoir la création de jardins solidaires. Celle-ci a été adoptée à la majorité. Voici mon intervention.

Le projet de jardins solidaires ne provient pas d’abord des 51 têtes du groupe EELV, qui sont certes des têtes bien faites, mais des initiatives citoyennes qui fleurissent un peu partout en Ile-de-France depuis quelques années.

En quoi consistent ces initiatives qui portent des noms aussi divers que : jardins partagés, jardins collectifs, jardins communautaires, jardins d’insertion, jardins du cœur…?

A se regrouper entre voisins, entre amis, par réseau, pour jardiner ensemble quelques dizaines de mètres carrés, voir quelques milliers ou parfois, comme à Vitry sur Seine sur 2 hectares.

Cela va bien au delà du plaisir de faire pousser des légumes et des fruits, de la joie de se découvrir « main verte » et du bien être de manger des aliments sains, ce qui est déjà très important en soi.

Beaucoup de ces initiatives expriment une demande sociale des familles modestes, parce que cette activité est pour elles parfois vitale et souvent un moyen d’accéder au droit de bien manger. La ligue du Coin de Terre (qui gère les jardins familiaux) constate que c’est devenu l’une des premières motivations des candidats.

Au delà, et peut être l’essentiel pour beaucoup, c’est le besoin de se parler, d’échanger des savoirs, des savoirs-faire, des souvenirs de ses racines rurales, c’est souvent le moyen de partager une vision du monde faite de circuits courts et d’agriculture bio, de partager aussi entre générations et entre cultures et de faire naitre de ces échanges : du métissage, en somme de nouvelles cultures.

Pour ma part, je suis particulièrement sensible au fait que ces initiatives, surtout en bas d’immeubles, procèdent d’une volonté de réappropriation sociale des espaces publics. De ces espaces qui appartiennent à tout le monde mais qui malheureusement n’appartiennent à personne. Je veux dire des espaces dont personne n’est responsable. A travers ces initiatives se recrée le sentiment d’avoir des biens en commun. Ce sentiment n’est-il pas essentiel au bien être de vivre ensemble ?

Il ne s’agit pas bien évidemment d’affubler ces initiatives de toutes les vertus. Ce n’est pas une révolution mais on peut se dire que ces expériences recèlent les ingrédients d’un nouveau monde comme en parle Edgar Morin dans ses textes sur la métamorphose.

En fait, le dispositif que nous proposons est tout simplement le coup de pouce qui rend possible ce désir de jardins collectifs. Il vise à faciliter, favoriser et encourager les groupes de citoyens qui en expriment l’envie.

Le dispositif Jardins solidaires poursuit trois objectifs principaux :
- développer la vie de quartier autour d’une activité durable et participer au développement du lien social ;
- contribuer à l’amélioration du cadre de vie par la réappropriation de la nature en ville ;
- favoriser l’accès des ménages les plus modestes à des produits maraichers de qualité.

Il se décompose en 3 volets : Le premier, pour apporter une aide régionale à la création, l’agrandissement ou la restauration de jardins collectifs. Il prendra la forme d’un appel a projet. L’aide proposée est de 50% des coûts éligibles avec un montant plafond de subvention de 10000€ (ex: aménagement du terrain, achat de petit matériel, installation de récupérateurs de pluie, acquisition de composteur)

Le règlement souligne qu’une attention particulière sera donnée aux projets ayant une forte dimension sociale, implantés sur des territoires écologiquement prioritaires. Les projets innovants et ayant une forte composante éducative seront prioritaires. Par ailleurs, ils devront être participatifs, ouverts sur leurs environnements locaux, et promouvoir une gestion différenciée des activités de jardinage (récupération des eaux pluviales, zéro pesticides et production de compost…)

Les projets seront sélectionnés par un jury, composé d’élus, de représentants des réseaux associatifs, des organismes associés (ARENE, NATUREPARIF, AEV, ATELIER, CERVIA).

Le deuxième, vise à encourager les bailleurs sociaux à mettre des espaces libres à disposition pour la création de ces jardins collectifs, grâce à l’instauration d’une prime.

Le troisième, concerne l’accompagnement et l’animation sociale des projets. Une étude spécifique sera lancée pour recenser ces besoins. Elle s’intéressera également aux structures associatives comme les AMAP, les associations de jardins familiaux, et les jardins de Cocagne. L’étude fera l’objet d’une restitution sous forme de table ronde. Thomas Borges dit que « la solidarité c’est la tendresse des peuples ». Dans ces jardins il y a de la solidarité et aussi de la tendresse !

Je souhaite remercier, le réseau Graine de Jardins, les personnes du dispositif Main Verte de la Ville de Paris, Alice Le Roy et les groupes de la majorité qui ont tous apportés leur petite graine, Hélène Gassin et Emmanuelle Cosse ainsi que Pauline Lavaud, la cheville ouvrière de cette niche.

Commentaires

  1. 19 juillet 2011, 10:26 par Mylène Rémy

    Bravo pour ce genre d'initiative qui devrait etre systématiquement dilffusée partout pour lutter contre l'individualisme de ceux qui préfèrent cultiver leur petit bout de jardin tout seuls. Car il n'y a pas que les grandes villes : dans beaucoup de villages ce serait aussi utile pour ddévelopper la volonté d'actions communes (installation de petires éoliennes etc..;)

  2. 18 août 2011, 17:22 par Pierrot

    Quel plaisir ,à évoquer ces actions vivantes; solidaires pour des réalisations concrètes à finalité productives dans tous les domaines.

  3. 20 août 2011, 09:10 par domi

    àM REMY

    Avez vous l'intention de décréter comment chaque français doit vivre et pourquoi pas obliger les gens en appartement collectif comme en URSS?

  4. 24 août 2011, 16:14 par nicolas

    Excellente initiative.
    Avec deux amis, on compte se créer un petit jardin pour agrémenter nos repas et occuper nos week-end.
    On part de pas grand chose, :
    quelques m², un peu d'outillage, il ne nous manque que le round up pour désherber et un peu de vin pour se donner du coeur à l'ouvrage...
    Donc on peut envoyer une demande de subvention à la Région pour se faire finencer cela.
    Y'en aura pour pas plus de 150€ ?

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