vignette jaques perreux

Militant du bien Commun.
Conseiller municipal (eelv) deVitry sur Seine.
Membre du groupe des élus de "la fabrique Vitry en mieux

Rendez-vous sans rendez-vous

  1. En mairie

    le 1er jeudi du mois à partir de 17h téléphoner au 01 46 82 84 56.

  2. Dans les quartiers

    • Centre quartier Fabien
    2e jeudi du mois à partir de 18h

    • Galerie commerciale
    Simply (ex-Atac)
    3e jeudi du mois à partir de 18h

Carte blanche

  • les idéaux républicains sont devenus des armes de discrimination et de mépris

    par Jacques Rancière, Philosophe

    lire la suite

Vu ici et là

Sur le net

vignette Tous en Seine - le rapport
Télécharger le rapport

Tous en Seine - le rapport
(PDF, 1Mo)

Réagir au pic de pollution

Actualités mercredi 25 juin 2014

Lors de la séance du conseil régional des 19 et 20 juin, j’ai posé la question orale du groupe Europe Ecologies Les Verts, pour une meilleure organisation face aux pics de pollution.

Voici la question :

Monsieur Le Président,

Selon le dernier rapport d’Airparif, près de 3,4 millions de Francilien/nes sont potentiellement exposés au dépassement de la valeur limite annuelle en dioxyde d’azote, 1,4 millions de Francilien/nes vivant à proximité des grands axes de circulation sont concernés par un dépassement de la valeur limite journalière en particules PM10. De plus, tous les Francilien/nes sont concernés par le dépassement du seuil des PM2,5. Cette situation est non conforme à la législation européenne, et elle entraîne plusieurs dizaines de milliers de décès prématurés annuellement. N’oublions pas non plus les dégâts induits par cette pollution sur les maladies existantes et/ou déclenchées (asthme, maladies respiratoires, allergies etc) qui touchent notamment les publics les plus fragiles (enfants et personnes âgées).

Le pic de pollution du 6 mars au 17 mars derniers (11 jours !) en a été une inquiétante manifestation. Plus inquiétant encore a été le délai de réactivité des autorités compétentes à l’occasion de ce dépassement de seuil d’alerte, et notamment des autorités ministérielles, préfectorales et parisiennes, alors même qu’une large batterie de mesures est à leur disposition pour répondre à l’urgence d’un pic de pollution. Le Conseil régional a quant à lui joué un rôle important et moteur, demandant rapidement et obtenant à la fois la gratuité des transports et, dans un deuxième temps, la mise en place de la circulation alternée.

La question de la pollution de l’air est à la croisée d’importants problèmes sociaux, environnementaux et sanitaires au sujet desquels les écologistes ont joué un rôle de lanceur d’alerte, mais aussi de pionniers dans l’adaptation des politiques publiques pour lutter de front contre ce phénomène. La Région n’est pas en reste et propose nombre de solutions de long terme : privilégiant les transports en commun, favorisant les nouveaux véhicules urbains, les pistes cyclables, etc ; dans sa politique climat avec le SRCAE , le plan méthanisation ou encore dans sa politique de santé, sur le volet notamment de la santé environnementale. Par ailleurs, la Région a prévu de jouer un rôle majeur en préparation de la COP 21 , suite au vote d’un vœu écologiste. (…)

Dans cette logique, le groupe Europe Ecologie Les Verts appelle à la mise en place d’une véritable cellule de crise, réunissant le collège d’expert précité, en y intégrant les représentants institutionnels des différents échelons concernés (communes, intercommunalités, départements, métropole, région, préfecture de Paris et d’Île-de-France ainsi que le gouvernement), chargée de se réunir dès le dépassement du seuil d’alerte, dans la perspective d’améliorer la réaction et la mise en place des mesures nécessaires. Le Conseil régional doit y jouer un rôle de coordination et d’impulsion majeure, appuyant notamment sur la nécessité de rendre automatique la gratuité des transports. Cette cellule de crise doit également être l’occasion de proposer à l’Etat et à ses partenaires de clarifier les responsabilités (notamment financières) lors de la mise en place de mesures d’urgence, mais également de proposer de nouvelles mesures, comme la gratuité des parkings relais, dans les gares franciliennes, afin de réduire plus rapidement les pics de pollution ou encore la demande automatique aux maires de rendre gratuit le stationnement résidentiel en cas de pic. (…)

Aussi, accepteriez-vous, Monsieur le Président, de lancer – en coordination avec le préfet de Région – la création d’une cellule de crise réunissant l’ensemble des acteurs institutionnels et du « collège d’expert » existant ?

Dans sa réponse Jean Paul Huchon a insisté sur la gravité des enjeux environnementaux et sanitaires puis a conclu :

« Concernant les compétences d’intervention en cas de pics de pollution vous notez à juste titre que la loi les a dévolues à l’Etat. En effet, les procédures définies dans l’arrêté interpréfectoral du 27 octobre 2011 ne prévoient pas d’associer la Région, et ce alors même que nous sommes en charge de la mise en œuvre de la gratuité des transports en commun.

Nous avons d’ailleurs pris nos responsabilités lors de l’épisode de pollution de mars dernier en devançant les décisions de la préfecture. Alors que la Région est maintenant Chef de file pour la politique de l’air je considère comme vous que cette situation n’est pas satisfaisante. Elle ne traduit ni la répartition des responsabilités ni l’importance, le degré d’urgence de ces questions et l’attente des citoyens pour plus de transparence et de réactivité.

Toutefois, la seule création d’une cellule de crise me semblerait réductrice de la place à donner à la Région. Plus globalement, il me paraît nécessaire que nous soyons associés de façon continue à la mise en œuvre du Plan de Protection de l’Atmosphère rédigé par l’Etat et, bien en amont à la réflexion sur la mise en en place des mesures d’urgence. Il s’agit notamment de définir une procédure qui permettra : - d’anticiper, accélérer et systématiser les mesures à prendre - d’associer tous les acteurs concernés pour améliorer la diffusion des informations auprès de tous les franciliens – et sur ce point, je vous rejoins sur la nécessité d’associer davantage l’ensemble des parties prenantes. - de confirmer la liste des mesures d’accompagnement à mettre en place, préciser leurs modalités de mise en œuvre et de financement, et garantir leur mise en œuvre systématique.

Convaincu comme vous de la nécessité de ces évolutions j’en saisirai directement la ministre de l’écologie »

commentez cet article






*Champs obligatoires. L'adresse email ne sera pas affichée avec le commentaire.
Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaîtront pas tant que le modérateur ne les aura pas approuvés.