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Un projet d’inutilité publique

Actualités mardi 20 novembre 2012

Dix mille personnes étaient espérées, entre 20 000 et 40 000 ont manifesté samedi 17 novembre contre un projet absurde économiquement, écologiquement, socialement, politiquement.

Envisagé dès 1968, abandonné après le premier choc pétrolier, relancé en 2000, ce nouvel aéroport est inutile. L’aéroport actuel n’est pas saturé, et pourrait supporter 4 millions de passagers par an au lieu des 3,25 actuellement, moyennant un réaménagement. Celui-ci serait moins coûteux que les 561 Millions d’€ prévus (sans compter les dépassements de 40% en moyenne sur ce genre de projet, et les connexions ferroviaires ). En tout, il pourrait coûter près de 3 milliards d’euros, payés pour l’essentiel par les contribuables à travers les participations de l’État et des collectivités territoriales. On mesure là encore combien le coût réel d’un voyage en avion n’est pas payé par les compagnies aériennes ni par le passager. Sans parler du coût écologique des rejets dans l’atmosphère du CO² émis par l’aviation, toujours pas taxé, encouragé par une telle construction.

Un paysage magnifique, c’est ce qu’on ressent d’abord en visitant ce très beau morceau de nature. Alors que le bruit de l’aérodrome actuel, à 5 km du centre-ville, n’a jamais suscité de plaintes des riverains, l’opposition au projet a peu à peu rassemblé paysans du coin et défenseurs des « zones humides » propres à la région. La « Zone A Défendre », comme tous l’appellent maintenant, située en pleine campagne, mais toujours occupée, a subi depuis quelques semaines les assauts et la violence des forces dites « de l’ordre ». L’enjeu est donc de refuser l’urbanisation de ces 1600 ha, alors que l’équivalent d’un département de terres naturelles est grignoté en France par l’artificialisation tous les 7 ans. Quant à la promesse des promoteurs du projet de compenser « à 200 % » les zones humides détruites, on ne peut que douter de leur capacité à trouver 3136 ha ( !) et à y reproduire ces zones humides, écosystèmes fondamentaux pour la biodiversité et la lutte contre le réchauffement climatique, qui représentent 98% du territoire que voudrait dévorer ce nouvel aéroport.

En outre, l’aérodrome actuel devrait être maintenu pour satisfaire au fonctionnement d’Airbus dont l’usine côtoie l’aéroport en activité. C’est donc une double peine pour Nantes, privée de son agriculture de proximité, et des emplois correspondants - à titre de comparaison, près de 1000 maraîchers bio pourraient en tirer leurs revenus. En matière de création d’emploi, outre les emplois agricoles qui disparaitraient, les 4000 emplois promis seraient d’abord un transfert des 1850 emplois de l’aéroport en service. Sans parler de la prévisible décroissance du trafic aérien pour cause de raréfaction et de renchérissement des hydrocarbures !

Ce projet révèle enfin un manque certain de démocratie et de concertation. Les critiques n’avaient pas manquées lors du débat public de 2003. En 2012, les sept semaines d’enquête publique sur le projet d’aéroport et sa desserte routière visant à assurer le respect de la loi Grenelle sur l’eau ont permis de nombreuses contributions, malgré la période estivale et la clôture le 7 août, mais le rapport public final, autiste, a conclu à la déclaration d’utilité publique.

Un symptôme de la faiblesse du dialogue nécessaire entre le gouvernement et la société française, sur un vrai sujet de société ! Alors que de nombreux projets sont abandonnés pour cause de crise financière, voilà celui qui doit figurer en tête des grands travaux d’inutilité publique !

Comme dit Hervé Kempf, peut-on parler de transition écologique une matraque à la main ?

Commentaires

  1. 23 novembre 2012, 10:24 par Un partageux

    Vendredi 23 novembre. Les flics attaquent depuis l'aube. Ce qui se joue maintenant c'est la crédibilité des écologistes, de quelque couleur soient-ils. Ou bien les écologistes laissent faire et on en reprend pour trente ans, Malville nous l'a montré naguère. Ou bien les écologistes s'opposent à la force, chacun à sa place. Pour d'aucuns c'est d'aller de suite à NDDL au devant des forces du désordre. Pour d'autres qui ont un certain poids (médiatique, politique, électoral) c'est de mettre le gouvernement au pied du mur sans transiger sur les principes.

  2. 25 novembre 2012, 21:09 par Marisa

    Drôle de résonances en regardant à distance les images de l'actualité ces derniers jours. Notre-Dame-des-Landes deviendrait-il notre Gaza ? La même désespérance et les mêmes violences imposées par la surdité et la loi du plus fort. J'ai beaucoup apprécié l'intervention de la Conseillère Générale Françoise Verchère qui a brillamment résumé l'absurdité d'un tel projet avec clarté et intelligence. Il faudra que ce Gouvernement s'en sorte vers le haut sans quoi, le pire semble devant nous.

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