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Voeux de douceur...

Actualités mardi 10 janvier 2012

Est-ce une impression personnelle ? Parmi toutes les cartes de vœux qui m’ont été adressées cette année, un point m’a frappé : le nombre de personnes qui me souhaitent une année « douce ».

Faut-il que 2011 ait été si violente, pour que ce soit avant tout à la douceur qu’on aspire ?

Incontestablement. En 2011 s’est exprimée toute la violence d'un système où la recherche obsessionnelle du profit écrase tout, où les humains arrivent toujours en dernière ligne de compte.

Où la brutalité des marchés, avec un gouvernement à leur botte, s'abat sur tous, et avant tout sur les plus fragiles.

Où la santé devient une marchandise, utilisée pour le profit des autres, qu'ils vendent des prothèses défectueuses, des pesticides, ou des « médicaments » toxiques. Où l'école doit devenir rentable avant d'éduquer.

Où les mauvais pauvres doivent se repentir d'avoir été brisés par la vie, qu'on leur donne des amendes pour avoir fouillé des poubelles, qu'on déclare vouloir les priver de logement parce qu'ils ne trouvent pas de travail, ou qu'on stigmatise leurs gosses à l'école parce qu'ils n'ont pas pu payer la cantine.

Ce qui me révolte encore plus, c'est que cette violence frappe d’abord sur les plus jeunes. Ce sont eux qui paient le plus lourd de la dérive libérale, du délitement organisé du service public, de la marchandisation rampante de la vie sociale. Contrats précaires, exploitation des stagiaires, augmentation de l'échec scolaire, creusement des inégalités...

S'il y a bien un sentiment partagé parmi la jeunesse, c'est celui d’une vie plus difficile que celle des parents, et le sentiment d’être abandonné. On comprend bien le désaveu cinglant que constitue le slogan des indignés espagnols à l'endroit des politiques : « nos rêves sont plus grands que vos urnes ».

Mais je continue, plus que jamais, de croire à l'action publique, à la mobilisation politique, et à la possibilité de transformer la société. 1789, 1936, 1945, les printemps arabes, ce n'est pas que de l'Histoire, ou en tout cas pas que du passé. Ce qui nous manque, c'est la conscience de nos forces, la confiance en elles. Car les peuples ont le pouvoir de briser toutes les dictatures. Y compris la plus puissante et la plus violente d'entre elles, celle de l'argent.

Retrouver cette confiance ensemble, construire des solutions nouvelles, c'est tout le sens de l'engagement. Il peut prendre des formes extraordinairement diverses. J'ai choisi le mien à Europe Ecologie – Les Verts. Parce j'y ai rencontré 3 éléments essentiels à mon sens : une vraie diversité d'intelligences, de combats et donc de contradictions ; une liberté de penser ; une efficacité – mandat personnel.

L’écologie politique, c’est un parti pris.

Celui de la coopération plutôt que de la compétition, parce qu’elle seule peut permettre de garantir à tous des droits aussi essentiels que le droit à une alimentation saine, au logement décent, à la santé, où à une eau et un air purs.

Celui d’un mode de vie plus raisonnable et plus équitable, d’une sobriété volontaire qui assure la satisfaction des besoins des hommes et des femmes, au lieu d’en faire un outil au service de l’accaparement et de la dilapidation des ressources par quelques-uns.

Celui du long terme et de la préservation des richesses que nous avons en partage avec les générations futures, plutôt que du seul profit immédiat.

Le monde est contraint, interdépendant, et de plus en plus fragile. Les relations entre les individus, mais aussi entre les Hommes et toutes les formes et les milieux de la vie, doivent se faire moins agressives. Cela suppose une révision radicale de nos modes de production, d’échange, et de consommation. C’est à cette mutation qu’oeuvrent les écologistes.

En 2012, contre les logiques d’exploitation, contre la violence d’un système prédateur, Eva Joly portera cette ambition, avec la détermination qu’on lui connaît.

Alors moi aussi, je vous souhaite une année douce. Vous avez le pouvoir faire vivre cet espoir d’une société apaisée en donnant de la force à l’écologie politique, notamment lors des élections présidentielles et législatives.

Commentaires

  1. 06 février 2012, 11:11 par Mylène Rémy

    C'est juste : la douceur est ce qui manque le plus entre les individus, même lorsqu'ils font partie du même parti. La douceur devant précéder ou accompagner la volonté de comprendre pourquoi "l'autre" pense différemment. Moi aussi je souhaite qkue chacun laisse la douceur envahir nos pensées et nos juegements pour que "l'au
    tre" devienne sinon le semblable du moins le compatible.

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