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Militant du bien Commun.
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Le Conseil général ne doit pas renoncer au projet écologiste de traitement des eaux pluviales

L'eau, notre bien commun jeudi 7 juillet 2011

Depuis de nombreuses années avec le service public de l’environnement et de l’assainissement nous portons un projet expérimental très innovant localisé sur le bassin versant du Rû de Lalande qui se situe sur les localités de Champigny et Villiers. En quoi consiste ce projet ?

A collecter les eaux de pluies sur une superficie de 2000 hectares à les stocker et à les traiter sur place dans une station de dépollution pour ensuite les rejeter dans la Marne. Ce projet représente 3 avantages :
1. Il protége la population riveraine des inondations. Un premier bassin de 20 000 m3 a été réalisé à Villiers sur marne.
2. Il traite de façon écologiste ces eaux. En moyenne annuelle, cela éviterait de rejeter dans la Marne 6OO tonnes de matière polluée. C’est une façon concrète d’exprimer que l’eau est un bien commun et que nous devons être solidaires de ceux qui vivent en aval sur la Seine, au bord des mers du Nord et de la Manche… En fait, de la même façon que nous n’avons qu’un seul soleil, nous n’avons qu’une seule eau dont nous devons prendre soin ensemble.
3. Il représente une alternative au productivisme du "tout tuyau" et évite d’envoyer les eaux pluviales à la station d’épuration des eaux usées de Valenton. En cas d’orage, cette station déborde dans la Seine et anéantit tous les efforts pour améliorer le bon état écologique et chimique des rivières.

En tant que Vice-président, j’ai eu à défendre dans des dizaines et des dizaines de réunions, de rencontres nationales et internationales, de débats ce projet d’avenir qui consiste à traiter les eaux de pluies de façon douce et localisée plutôt que dans des stations d’épuration centralisées et sophistiquées et parfois dangereuses. La région a soutenu cette démarche ainsi que l’agence de l’eau. Elle a bénéficié d’un statut d’expérimentation pour la région parisienne.

De plus, lorsque le débat public s’est ouvert pour la rénovation de la station d’Achéres, le Syndicat Interdépartemental de l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne (SIAAP) a pris l’engagement solennel d’aider à une telle expérimentation dans le Val-de-Marne pour donner des garanties aux riverains qu’il commençait à essayer autre chose que les usines mastodontes. Tout allait bien donc et puis soudain des rumeurs ont couru qu’on pourrait renoncer à ce projet : un jour pour des raisons financières,un autre pour des raisons foncières, un autre pour des raisons…Ecologiques! Cela ne s’invente pas!

Et puis la rumeur a cédé la place à des décisions. 17 millions de crédits inscrits dans le budget 2011 pour réaliser la station ont été annulés. Lors de la dernière séance du Conseil général, j’ai interrogé Christian Favier en lui demandant si cette décision était un renoncement. L’air embarrassé, le Président a évoqué qu’un autre projet « moins coûteux » pourrait être envisagé, qui consisterait à relier Champigny à la station de Valenton. Bref, du tuyau et du béton, soit tout le contraire de l’innovation et de l’écologie de proximité.

Lors de cette séance, le débat fut très animé. Et pour trouver une issue, notre groupe a proposé que soit mise en place une Conférence Citoyenne pour évaluer les deux projets. Le Président n’a pas accepté cette la proposition. Mais il ne l’a pas refusé, non plus. Tout reste ouvert. Il y a donc place pour un débat de qualité avec l’intervention des citoyens, des experts, des militants et des élus. A suivre.

Commentaires

  1. 19 juillet 2011, 09:46 par Mylene Remy

    Vous avez bien raison de faire connaîjutre votre blog et en particulier ce projet qui me semble capital. Il y a quelques années dans ma raégion(la Nièvre), il y a eu un grand débat sur l'utilisation comme engrais des boues (chargées de métaux lourds)qui provenaient de l'usine de traitement de la région parisienne (Achères ? je ne me souviens plus)

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