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Militant du bien Commun.
Conseiller municipal (eelv) deVitry sur Seine.
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Les catastrophes naturelles sont d’abord des catastrophes sociales

Actualités mardi 4 novembre 2014

Je publie ici la tribune de notre groupe Gauche Citoyenne - Europe Ecologie Les Verts au Conseil général, pour l'édition de novembre du journal du Val-de-Marne, consacrée à la mobilisation citoyenne contre le changement climatique.

L’inondation demeure le premier risque « naturel » en France : un français sur quatre y est exposé. Mais si les pluies torrentielles de l’automne étaient naturelles, tout en subissant l’influence du dérèglement climatique, les inondations et les dégâts générés sont dus à notre façon d’aménager le territoire.
Pour que ces catastrophes qui n’ont plus rien de naturelles ne paralysent pas notre département, 79 km de berges et 37 de ses 47 communes les pieds dans l'eau, le Plan Climat-Énergie du Val-de-Marne doit s’en préoccuper plus fortement : les premiers concernés sont toujours les plus précaires.
Les pics de pollution de l’air qui touchent régulièrement l’Île-de-France nous rappellent l’urgence d’agir pour rendre l’air francilien plus respirable, réduire les maladies respiratoires, et diminuer le décès prématuré de 40 000 Français par an. Et le réchauffement climatique active la nocivité des polluants, comme le montre clairement l’étude publiée le mois dernier par l’Institut national de l'environnement industriel et des risques.

Les habitants de la planète sont de plus en plus conscients de cette urgence climatique. La présence de centaines de milliers de manifestants à travers le monde le 5 octobre dernier disait la gravité de l’enjeu climatique, et le message fort de la société civile pour ses dirigeants : 5 ans après l’échec de Copenhague, réussissez la prochaine Conférence des parties (COP 20) de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, du 1er au 12 décembre à Lima au Pérou ! Limiter à 2°C la hausse de la température mondiale en 2100 par rapport à l'ère préindustrielle est un défi encore possible à relever. Cela exige un accord ambitieux et contraignant pour réduire d'ici à 2050, de 40 à 70% les émissions de gaz à effet de serre qui ne cessent de croître, et financer les actions d'adaptation. Il faut faire taire l’égoïsme des États, et aboutir enfin lors de la COP 21 en décembre 2015 à un nouveau « protocole de Paris » pour prendre la suite du protocole de Kyoto !

Mais si le courage politique manquait aux dirigeants, l’esprit de responsabilité est du côté des citoyens. Premières victimes, ils peuvent être les premiers acteurs du changement, se mobilisant en septembre pour la journée de la Transition citoyenne. Depuis un an, les « Alternatiba » rassemblent un peu partout en France plus de 10 000 personnes et montrent que les changements de comportements peuvent venir des citoyens eux-mêmes. Ce sont des villages des alternatives au changement climatique et à la crise énergétique, avec des solutions concrètes pour baisser ici et maintenant les émissions de gaz à effet de serre dans tous les domaines : l’agriculture paysanne, la relocalisation de l’économie, les alternatives au tout routier, la sobriété énergétique, l’éco-habitat, la mise au pas de la finance, le partage du travail et des richesses, la reconversion sociale et écologique de la production, la réduction et le recyclage des déchets, la préservation des biens communs comme l’eau, la terre ou les forêts…
Notre Conseil général devrait considérer comme prioritaire la mobilisation citoyenne et s’inscrire dans cette dynamique que soutiennent activement près de nous la Région Île-de-France ou la ville de Paris. La place des collectivités locales dans ce combat contre le réchauffement, notamment à travers leurs engagements, sera déterminante, c’est l’enjeu principal de l’année qui vient.

    Daniel Breuiller, Christine Janodet et Jacques Perreux   

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